12 hommes en colère, au Théâtre Hebertot


crédit : image tirée de l'affiche réalisée par le Théâtre Hébertot

Mardi dernier, j'ai assisté pour la première fois à une pièce de théâtre à Paris, au Théâtre Hébertot, dans le 17ème arrondissement.

12 hommes en colère. Initialement, il s'agissait d'une pièce de théâtre écrite par Reginald Rose, écrivain, dramaturge et scénariste américain qui venait alors d'être juré dans une affaire plutôt macabre. En 1957, la pièce a été adaptée au cinéma par Sidney Lumet. 

12 hommes en colère, c'est l'histoire de 12 hommes, aux États-Unis, réunis en tant que jurés dans une affaire de parricide. Quand le rideau se lève, les 12 hommes sont là, alignés, tournés vers le public, le regard sévère. Le silence règne alors dans la salle. 

Les 12 hommes s'installent dans la pièce, commencent à discuter les uns avec les autres, évoquent leur vie plutôt banale. Puis le président du jury ouvre les festivités. Il rappelle l'objet du jugement. Un jeune homme de 16 ans est accusé d'avoir tué son père.  Tous les éléments annoncés sont contre lui. À priori, il est coupable. C'est d'ailleurs le verdict de 11 des jurés lors du vote initial. Seulement, le vote doit être unanime. À l'issu de ce huis clos, nous le savons, les 12 personnes présentes doivent s'être mises d'accord. Si la culpabilité est votée, le jeune homme sera envoyé à la chaise électrique. Bonne ambiance.

1 homme, d'une quarantaine d'année, architecte, apparaît seul contre tous en votant non coupable. Pour lui, l'humanité prime. Ce jeune garçon "mérite d'en parler au moins une heure". Commence alors un débat fastidieux entre les jurés.

Un débat qui révèle dans un premier temps des préjugés d'ordre social : un jeune de banlieue est un voyou, pourquoi serait-il innocent ? Il apparaît finalement comme le coupable idéal.

Puis peu à peu, la pièce nous en dit long sur la manière dont on juge autrui. Par des stéréotypes, mais aussi par l'expérience personnelle qui nous conditionne. L'influence du groupe est aussi particulièrement prégnante tout au long du débat.

Finalement, cette pièce encourage une réflexion sur la justice, mais aussi sur ce que nous considérons être "des faits" et "la vérité", des termes qui finalement expriment parfois tout et son contraire dans les débats contemporains. 

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