Paris


Paris. Dans quelques jours, je vivrai à Paris. "Paris, Paris la nécropole, Paris qui sent la carne, Paris qui petit à petit entraîne dans sa chute des fragments de vie." Comme disait Fauve il y a quelques années dans sa chanson d'amour dédiée à la capitale.

Cette ville souvent dépeinte sous son mauvais jour. Râleurs, stress, pollution. J'ai lu il y a peu que passer 4 jours à Paris équivalait à fumer 2 cigarettes. Chouette. Autour de moi, les gens disent "Ah, Paris, ça va te changer", "Ah, Paris, bon courage !", "Ah Paris… Profites de l'air pur !"

Tout sauf Paris. Et m'y voilà. Me suis-je perdue ? Vais-je me perdre ?
Est-ce que je vais devenir une parisienne ? Qui vais-je devenir ? Qu'est-ce qu'être une parisienne ? D'ailleurs, j'ai lu il y a peu un article sur le mythe de la parisienne. Pertinent.

Paris, évidemment, c'est aussi autre chose. J'ai regardé  le film Paris, réalisé par Cédric Klapish. J'ai beaucoup aimé. Comme d'autres films de Klapisch dans lesquels joue Romain Duris, d'ailleurs. Je n'ai pas beaucoup de références cinématographiques ni de connaissances techniques sur le sujet, mais j'apprécie avant tout un film lorsqu'il provoque une réflexion chez moi.  Peur de la maladie, liens familiaux, évolution, reconnaissance, deuil, relations humaines. Des personnes qui se croisent sans vraiment se voir, qui suivent leur destin dans la capitale. Ça m'a rappelé la série Paris etc, réalisée par Zabou Breitman et diffusée sur Canal +.


Je me plais en ce moment à lire des livres dont les personnages évoluent à Paris (d'ailleurs, je devrais vous parler du Club des Incorrigibles optimistes un de ces 4). À m'imaginer explorer cette nouvelle ville, cette nouvelle vie. J'ai hâte d'emménager dans mon nouvel appartement, de dénicher des objets pour le décorer dans des ressourceries, d'expérimenter la colocation, de rencontrer de nouvelles personnes, de suivre des cours intéressants, d'explorer des rues, des musées, des expos, des librairies, des friperies, de travailler dans d'autres bibliothèques, de trouver de nouveaux endroits pour courir (d'ailleurs, si t'as des suggestions). 

Tournant d'une vie. Nouveau départ qui approche. J'ai toujours aimé le mois de Septembre pour ses résolutions, ses espérances, sa motivation, son impulsion, l'été indien.


Mon cœur en cette fin de mois d'août est un peu comme celui-ci. Il a été dessiné par une chouette trouvaille, l'illustratrice Mari Andrew (merci Élise de m'avoir convaincu de visiter son Instagram). Elle est l'auteure du roman graphique anglophone Am I there yet ?, à propos du passage à l'âge adulte. Je crois que lire ce livre très bientôt ferait vraiment sens.

Je me sens un peu dans le dénie à l'aube du déménagement, je sais que ma vie va changer. Je m'éloigne de mes amis, de mes repères, de Bordeaux que j'aime tant. Mais je suis persuadée, au fond de moi, que ce départ était nécessaire. Pour me stimuler intellectuellement, socialement, professionnellement, pour grandir, pour avancer. 

2 commentaires :

  1. Il y a souvent cette relation d'amour-haine à Paris... les côtés pesant, les prix qui angoissent quand tu es étudiant, les quartiers moches dans lesquels t'es obligé de vivre quand tu as peu de moyens... mais on peut franchement se mettre à aimer Paris aussi, quand on peut profiter de son centre ville au soleil. Moi j'étais sceptique et puis voilà, finalement, j'aime Paris :D

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    1. En effet ahah... Des gros avantages et quand même, des inconvénients, mais je me dis qu'il y a des étudiants qui sont bien plus à plaindre, donc je vais essayer de me concentrer sur ce qu'il y a d'agréable ici, les beaux bâtiments et les rues remplies d'histoire, les librairies, les musées, les parcs, les quais de Seine...
      Merci pour ton commentaire positif sur cette ville qui fait un peu peur pour ses nouveaux arrivants ;)

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