S'engager


Je te disais dans mes derniers mots ici que j'avais la sensation de m'être trouvée.

Que j'appréhendais le retour au quotidien par peur de me perdre.

Voilà deux mois que les cours ont repris et finalement les journées ne se ressemblent pas. Chaque semaine est remplie de nouvelles rencontres. Je me sens vivante.

J'ai trouvé ma place.

Je me suis engagée dans diverses associations.

Le milieu associatif m'épanouit. Je bouge, je réfléchis, je créée, je rencontre encore et toujours, je me confronte, j'apprends, je construis, je déconstruis, je me sens utile.

J'y suis entourée de personnes qui m'inspirent.

Et c'est comme si j'avais enfin trouvé ce qui me correspond vraiment, comme une évidence.

Et ça fait du bien.

Parce que trouver sa place permet de se projeter, d'aller de l'avant, de se maintenir en vie malgré les difficultés. Mes priorités ont changé.  Mon appréhension des autres et de mon mode de vie a changé. Il y a maintenant du sens.

L'autre fois, je parlais avec admiration se Sea Sheperd. J'ai assisté au week-end anniversaire à Bordeaux il y a deux semaines, en l'honneur de leur 40 ans. J'en ai presque pleuré tellement je me suis sentie reconnaissante envers ces personnes, Lamya Essemlali, Paul Watson, et tous ceux qui agissent. Et je suis me suis dis immédiatement : mais c'est ça que je veux faire de ma vie.


On m'a dit que je suis "dans ma période militante". Comme si c'était une lubie. Un rite de passage pour sortir de l'adolescence. Comme si j'étais dans un monde de bisounours, dans une utopie où je pense naïvement pouvoir changer le monde.

Et si chacun de nous garder cette naïveté, cette volonté de grandir dans un monde meilleur ?

Et si je réalisais plus que jamais que nous ne sommes justement pas dans un monde de bisounours en tentant d'agir plutôt que de rester dans le déni ?

Ces remarques venant de personnes qui ont l'air de dire "C'est bon, le monde est comme ça, c'est pas nouveau, tant pis, accepte le, ça change rien à ta vie".

Je ne suis pas contre l'acceptation et la résignation. Seulement il en faut bien des gens pour bouger les choses et ne pas accepter le "c'est comme ça", même si il faut sortir de sa construction primaire et de sa zone de confort parfois.

Si je pense ça aujourd'hui c'est bien que j'ai eu un déclic, une série de déclics, bien souvent venant d'autrui.

Qu'est-ce qui peut me faire penser que je ne suis pas capable de changer les choses et de créer des déclics à mon tour ?

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