Comment habiter sa solitude ?


Tu connais peut-être mon amour pour La Poudre ce podcast où la voix sensuelle de Lauren Bastide rencontre celles de femmes inspirantes.

Juliette Armanet, musicienne, chanteuse, compositrice, était au cœur du 14ème épisode.

Et puis à un moment, elle parle du célibat. Non pas d'un célibat déprimant, d'ailleurs. Mais d'un célibat enrichissant (et plutôt glamour).

Elle a alors, à la vingtième minute (désolée si je te spoile un peu les précieuses minutes de réconfort du podcast), elle prononce ces mots : "Le mot célibat je le trouve assez laid, l'enjeu c'est pas ça, c'est "qu'est-ce qu'on fait avec sa solitude ?" [...], qu'on soit en couple ou qu'on soit seule il y a une forme de solitude existentielle, et cette solitude là, c'est la condition humaine, c'est éternelle, alors comment on l'habite, comment on la fait sienne ? Et c'est pas la question d'être larguée, d'être quittée, c'est comment on va prendre cette espace là, comment on va l'habiter, c'est ça qui se met en question dans les échecs amoureux, c'est pas le manque de l'être aimé, c'est comment être avec soi-même, comment vivre avec soi-même, il faut consentir à soi-même". 

Ces mots m'ont mis une claque. Un déclic. La solitude fait tellement peur. Et peut-être plus parce qu'on a peur de se confronter à soi-même, à ses pires pulsions, à ses pires émotions, à ses pires contradictions, que parce qu'on a peur que l'autre nous manque.

Quand je l'ai écouté, je me suis dis "mais c'est tellement ça".

Je dois apprendre à vivre de nouveau avec moi-même. C'est vrai, je ne vis pas totalement seule puisque j'ai des amis, une famille (et des chats).

Mais quand on se retrouve seule après une longue relation (à mon échelle de vie), on doit apprendre à compter sur soi. À se retrouver, à garder confiance en soi, à accepter, à se réaffirmer en tant qu'être indépendant.

Je réfléchis beaucoup. Je pense beaucoup. Peut-être parfois trop pour être heureuse dans la légèreté.

En ce moment, j'essaye de me reconcentrer sur ce que je suis. Juliette Armanet dit que ces moments sont durs, mais qu'ils sont nécessaires. Je pense qu'elle a raison. Je grandis. Je sais que j'apprends beaucoup sur moi, en ce moment, justement parce que je me pose beaucoup de questions, et que ça n'aurait pas été autant le cas si la situation n'avait pas était celle-ci. Je prends du recul sur la personne que j'ai été dans ma relation avec l'autre. Je me demande aussi ce qui peut me rendre heureuse et qui ne dépend que de moi, pour rester positive. Cette réflexion pourrait d'ailleurs faire l'objet d'un autre article.

Ce qui doit arriver arrive, les choses viennent comme elles viennent. Autant donner un sens à ce qui arrive. Autant en profiter pour en tirer quelque chose de bien, quelque chose d'enrichissant. Ou du moins essayer.

Désolée, je tourne un peu en boucle autour de ce sujet, mais il y a des tournants dans la vie qui nous poussent à nous remettre en question, ne serais-ce que pour créer un changement qui va nous faire aller de l'avant.

Les articles suivants risquent d'être pour la plupart très égocentré et à visée plutôt thérapeutique mon petit être. Besoin d'écrire.



2 commentaires :

  1. C'est bien, les articles thérapeutiques, aussi... Je me suis longtemps refusée à le faire et en fait il n'y a aucune raison !

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    1. peut-être même que cela peut avoir des vertus thérapeutiques pour d'autres personnes, c'est là que j'y vois un intérêt qui n'est pas purement égoïste

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