Celle que je ne voudrais pas être




Au beau milieu de l'effervescence annuelle des gares, voilà que j'ai observé les gens, pour passer le temps. Voilà ce que j'aime lorsque je regarde le quais par la fenêtre, ou lorsque je me ballade (pardon, me promène, ballade est terriblement familier selon mon correcteur d'oral de français)(ceci fut une parenthèse) en ville. Voir de tout, observer chaque personne, les jeunes et leur sac à dos en me demandant où est ce qu'ils vont randonner, les hommes en costumes en me demandant ce qu'ils font dans la vie, cette femme seule assise sur un banc, en me demandant qui elle attend, et tous les autres. Je fus alors interrompu par une voix féminine qui venait d'entrer dans le train, train avec lequel je vais en Provence, et j'ai pensé à cet article. Au genre de personnes que je ne voudrais pas devenir, et à ce qui à mon sens était primordial pour ne pas être comme eux... (je tiens à préciser cependant que oui, je n'ai que 16 ans et vous pourriez me dire que je ne connais pas grand chose à la vie, et oui, vous avez raison, et non, je ne fais de leçons de morale à personne du haut de ma petite personne) 

Elle me fit penser à ce que je n'aimerais pas être. À 16 ans, on peut encore décider de son destin et se demander quel genre de personne nous aimerions être. Comme on dit, "il y a ce que l'on est, et ce qu'on a choisit d'être". Cette femme n'était pas ingrate, ni très désagréable, no odieuse, n'avait pas l'air triste au point de me dire que je ne voudrai pas le ressembler. Et puis il est difficile de vouloir ressembler à une personne que l'on aperçoit seulement quelques heures dans un train. 

Apprendre à relativiser, voir la vie du bon côté 

Elle râlait. Elle a commencé par m'expliquer qu'elle était sensé être en face de moi mais qu'elle se mettrait plus loin (elle s'est assise à une place seule, au cas où j'aurai la galle). Le besoin de se justifier... Ensuite elle a râlé parce qu'on l'avait placé contre le "sens de la marche", malgré sa demande. Puis à l'annonce de cinq minutes de retard, elle regardait nerveusement sa montre lorsque ça en faisait six. Voilà déjà un premier exemple de ce que j'aimerais pas être, quelqu'un qui râle. Bon, c'est vrai, je suis déjà râleuse professionnelle, je m'indigne souvent de tout et de n'importe quoi, mais quand même, se détendre et se dire que "finalement, ce n'est pas si grave" pour éviter d'embêter les autres avec nos doléances, essayer de trouver des solutions plutôt que de se plaindre d'un problème, ce n'est pas plus mal. Je ne dis pas qu'il faut tout laisser passer, qu'il ne faut jamais exprimer son mécontentement, qu'il faut se voiler la face et vivre dans un monde de bisounours, mais juste qu'il faut apprendre à relativiser. Relativiser est un des mots d'ordre dans ma petite vie, relativiser, c'est ne pas voir que son petit nombril, c'est se dire que oui, il y a mieux, mais qu'il y a aussi mille fois pire... Relativiser ne veut pas dire se comparer en permanence aux autres non plus!! Quelque fois il faut admettre qu'on a des problèmes et ne pas les repousser sous prétexte qu'il y a pire dans la vie, mais il faut juste... voir la vie du bon côté, le verre à moitié plein, se dire que chaque problème a sa solution, que tout à un côté positif, en quelque sorte. Et cette dame m'a fait penser à tout ces gens qui se plaignent malgré leur vie confortable...


Ne pas vivre sa vie par procuration

Puis j'ai pensé à tout ces gens qui critiquent les autres, parce qu'au fond, ils les jalousent, eux ayant trop peur de sortir de leur vie confortable, de prendre des risques pour avoir une vie plus heureuse. J'ai pensé ensuite à tout ces gens qui vivent leur vie par procuration, à travers les récits des autres, les voyages des autres, le travail des autres, les photos des autres, une chose que nous faisons de plus en plus aujourd'hui avec les réseaux sociaux: on se laisse rêver à ces fractions de vie que l'on aperçoit sur instagram, on se dit que ce serait super d'avoir la vie de telle ou telle nana, et on finit par n'être qu'un spectateur absurde et par ne plus vivre réellement




Prendre des risques et aller au bout de ses rêves 

J'ai pensé à tout ces gens qui avaient des regrets de ne pas avoir eu "les couilles" (excusez ma familiarité), l'audace d'accomplir telle ou telle chose. J'ai pensé à tout ces gens qui n'avaient jamais rien vu d'autre que leur lotissement et leur village natale, à tout ces gens enfermés entre les murs de paris, à tout ces gens dont la vie sociale se résumait à leur collège de bureaux, à tout ces gens qui ne supportaient plus d'aller au boulot faute d'affection pour leur travail, à tout ces gens qui se plaignent dans leur travail. J'ai pensé à toutes personnes qui sont l'exacte inverse de ce que j'aimerais devenir. En écrivant cet article, je me dis que l'on a qu'une vie, que finalement, on a pas de temps à perdre pour être heureux, qu'il faut faire ce qui nous plaît, qu'il faut oser, qu'il faut accomplir surtout!! Dire tout ça est une bonne chose, mais le mettre en oeuvre, c'est mieux, et c'est ce que j'ai commencé à faire en reprenant mon blog!! Bloguer te plaît, fais le!! Rien de plus... J'aime bien avoir des journées bien remplies et pleins de projets, parce que je déteste avoir cette impression de ne rien faire de ma vie... 

De ma petite vie de 16 années, j'ai bien pensé que tout était plus facile à dire qu'à faire, que tout plaquer pour être heureux n'était pas facile, que de refouler ses pensées de râleur n'était pas facile, que ne pas se laisser vivre sans se prendre en main n'était pas facile, que rien n'était facile, mais en même temps, ce n'est pas ce que l'on dit de la vie? J'ai peur de tout ça, mais j'ai l'espoir naïf que lorsqu'on veut, on peut, que tout n'est pas négatif, qu'il faut croire en ses rêves et aller au bout... Et tout faire pour rester fidèle à sois même, pour être épanouie, pour se construire le plus de souvenirs possible, de vivre un maximum d'expérience, et de ne pas tout remettre au lendemain. Et comme on dit, "qui ne tente rien n'a rien"... Avoir des rêves, c'est bien, les réaliser, c'est mieux


Quelle genre de personne tu aimerais être (ou ne pas être), toi? 

2 commentaires :

  1. Très bel article avec des belles illustrations et j'aime beaucoup le petit player Soundcloud pour lire dans une ambiance que tu as choisie. Et puis j'ai aussi beaucoup aimé le contenu. C'est vrai que je suis très triste de voir des personnes qui abandonnent leurs rêves. Malheureusement j'ai l'impression que beaucoup de gens finissent par perdre de vue leurs rêves d'enfant et par perdre le sens de l'émerveillement. Je termine avec le début de la citation : "Tes rêves de demandent de risquer". Ca me fait penser à un collègue qui devant la joie que j'éprouvais suite à ma mutation dans un endroit génial m'a dit : "Mais toi il t'arrive toujours des trucs pas possible !". J'ai réfléchi et réalisé qu'en fait ça ne pouvait pas lui arriver à lui ni à beaucoup d'autres de mes collègues car ils ne faisaient rien pour sortir de la situation difficile que nous vivions à l'époque par peur de plein de choses. Certes j'ai aussi tendance à râler et j'ai beaucoup râlé à l'époque (ça fait du bien quand même parfois ^^) mais j'ai agit. C'est plus un trait de caractère que du courage, mais pour avancer, il faut marcher !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ton commentaire me fait très plaisir et je suis vraiment contente que mon article te plaise!!
      Je vois que nous partageons le même avis... Comme le dis Oscar Wilde "La sagesse c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit.", ça rejoint l'idée qu'il ne faut pas perdre de vue ses rêves d'enfants et même aller au delà, et surtout s'en donner les moyens parce que je pense que quand on veut, on peut!! ça peut paraître un peu naïf de dire ça surtout à mon petit âge mais regarde, toi tu as été muté dans un endroit génial certainement parce que tu as pris des risques pour sortir d'une situation professionnelle qui ne te convenait pas, rien n'arrive au hasard!! et oui, râler fais du bien parfois je dirais même que c'est nécessaire de pousser sa petite gueulante de temps en temps, mais ce que je ne veux pas dans quelques années, c'est râler à propos de ma vie, me plaindre de ma situation, rêver d'un idéal sans rien faire pour l'atteindre!!
      "pour avancer, il faut marcher" voilà qui résume d'ailleurs bien tout ça ;)
      des bisous

      Supprimer